Découverte d’un minuscule trou noir tout près de la Terre

Un tout petit trou noir, baptisé par Licorne, a été découvert par des scientifiques de l’université d’Ohio. Situé à 1500 années lumières de la Terre, c’est le plus petit jamais observé et le plus proche de notre planète.

Des scientifiques de l’université d’Ohio ont détecté une licorne. Pas un cheval blanc à tête de bouc et aux pieds fourchus, ni l’animal mignon et tendance à crinière multicolore qu’on retrouve dans les livres d’enfants. Non sérieusement, ils ont découvert un minuscule trou noir, baptisé Licorne, à 1500 années lumières de la Terre.

C’est le plus petit jamais observé et le plus proche de notre planète, selon les chercheurs dont les résultats ont été publiés dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

Le fait qu’il ne pèse « que » trois soleils fait également de lui l’un des plus petits trous noirs jamais débusqués. En effet, très peu de trous noirs si « légers » ont été observés dans l’univers, note l’université d’Ohio. Il pourrait également s’agir du « plus petit trou noir de la Voie Lactée jusqu’ici découvert », selon Tharindu Jayasinghe, doctorant à l’université d’Ohio et l’un des auteurs de l’étude.

Cet objet cosmique a été baptisé « Licorne », du nom de la constellation dans la quelle il se trouve.

Cette licorne déforme son étoile

Ce trou noir de petite taille n’a pas été vu directement par les instruments des astrophysiciens : sa présence a été déduite de l’attraction qu’il exerce sur une étoile géante rouge à proximité, lui infligeant une légère déformation.

En effet, les scientifiques ont focalisé sur une étoile dont il était proche, appelée V 7232 Mon et qui paraissait changer régulièrement en luminosité mais aussi… se déformer ! Cela voulait dire pour les chercheurs qu’un objet non loin d’elle avait une influence sur l’étoile. En analysant les images transmises par le télescope TESS de la Nasa, les astronomes ont pu constater que cette déformation ne pouvait être due qu’à un trou noir.

Contrairement à de nombreux trous noirs qui avalent les étoiles environnantes, cette licorne est bien moins gloutonne, se contentant – pour l’heure – de déformer sa voisine.

Grâce aux observations réalisées près de V 7232 Mon, les scientifiques comptent désormais détecter d’autres mini trous noirs. Chaque découverte comme celle-ci leur permet de mieux comprendre la formation et la mort des étoiles dans notre univers.

# le Dauphiné

Super Lune rose : ce qu’il faut savoir sur ce phénomène attendu dans la nuit d’aujourd’hui et demain

Dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 avril, la Lune sera plus proche de la Terre que toutes les autres nuits de l’année, ce qui la fera apparaître plus grande que d’habitude.

Ce phénomène ne se produit qu’une à deux fois par an. Mais pourquoi parle-t-on de « super lune » ? Sera-t-elle vraiment rose ? Que faut-il savoir pour bien en profiter ?

Pourquoi parle-t-on de « super lune » ? 

Cet alignement de la Terre, de la Lune et du Soleil est un phénomène astrologique qui doit son nom de « Supermoon » en anglais (super-lune) à l’astrologue américain Richard Nolle qui l’a nommé ainsi en 1979. Depuis le terme est resté, il est notamment repris par la Nasa.

En fait, la lune nous paraîtra plus grande que d’habitude car elle sera plus proche de la Terre. « La distance moyenne entre la Terre et la Lune est de 384 000 km, explique Gilles Dawidowicz, secrétaire général de la Société astronomique de France. La distance minimale de 356 000 km a été atteinte en 2016, un record depuis 1948 et qui ne se reproduira pas avant 2034 ».

La super-lune de 2016 était 30 % plus lumineuse qu’à l’accoutumée. « Là, ce sera moins exceptionnel mais c’est toujours un joli spectacle », prévient le spécialiste. 

À l’œil nu, c’est assez difficile de voir une différence de taille entre une pleine lune et une super lune. Si on mettait deux photos côte à côte, ce serait comme si on avait un citron vert d’un côté et un citron jaune de l’autre.Gilles Dawidowicz

Sera-t-elle vraiment rose ? 

Non, la lune ne sera pas rose

Inutile de chercher la Lune dans l’espoir de la voir prendre une teinte rosée aujourd’hui : elle n’aura pas changé de couleur. L’expression « Lune rose » n’a pas de valeur scientifique.

Il s’agit d’un empreint à une tradition culturelle nord-américaine, vraisemblablement issue des Amérindiens. Des noms de lune étaient appliqués chaque mois lunaire (et non pas au seul jour de la pleine Lune), commençant soit par une nouvelle Lune, soit par une pleine Lune. Depuis les années 1930, ces noms attribués à la Lune ont été repris dans The Old Farmer’s Almanac (« L’Almanach du vieux fermier »), un périodique américain publié depuis le 18è siècle, populaire pour ses prévisions météorologiques ou ses recettes de cuisine. Pour le mois d’avril, l’almanach utilise le surnom de « pleine Lune rose » (qui a été inspiré par la floraison printanière de la plante Phlox subulata).

La Nasa reprend régulièrement ces surnoms dans ses communications officielles, ce qui peut contribuer à entretenir une certaine confusion entre cette tradition culturelle et la réalité scientifique. Le 20 avril, l’agence spatiale a par exemple titré « La prochaine pleine Lune est une ‘Superlune’ rose », pour parler de la pleine Lune du 27 avril.

Comment bien l’observer ? 

Pour s’en mettre plein les mirettes, mieux vaut guetter le coucher ou le lever du Soleil. L’atmosphère terrestre crée un effet loupe sur notre vision de la Lune, idéal pour faire de jolies photos. 

Et pour une observation plus précise, il est conseillé de se doter d’une lunette ou d’un télescope, « un spectacle sans danger », certifie Gilles Dawidowicz.

Mais pour ce dernier, rien ne vaut une éclipse pour un émerveillement total. Notez bien la date : la prochaine éclipse de lune aura lieu le 19 novembre 2021.

L’atterrissage sur Mars de Perseverance en « sept minutes de terreur »

Environ sept mois après avoir décollé, le dernier véhicule de la Nasa, Perseverance, devra encore survivre à « sept minutes de terreur », comme est surnommée la manoeuvre ultra-périlleuse précédant son atterrissage sur Mars. 

Le lieu choisi, le cratère de Jezero, est le site d’atterrissage le plus dangereux jamais tenté. En sept minutes, le rover doit passer d’une vitesse de 20.000 km/h à zéro. 

L’atterrissage aura lieu à 20H55 GMT jeudi (15H55 à Washington).

Source : NASA

-130km: entrée dans l’atmosphère-

Dix minutes avant d’entrer dans l’atmosphère martienne, le vaisseau s’est séparé de l’étage de croisière qui l’alimentait notamment en carburant pendant le voyage. 

Il n’est alors plus composé que d’un bouclier arrière, d’un bouclier thermique à l’avant, et, pris entre les deux, de l’étage de descente, relié au rover lui-même. 

A environ 130km d’altitude, il entre dans l’atmosphère à une vitesse de 20.000km/h, provoquant des frictions faisant monter la température jusqu’à 1.300°C. Le bouclier thermique protège le rover de cette chaleur infernale. 

-11km: ouverture du parachute-


Mais l’atmosphère ne suffit pas à ralentir suffisamment le vaisseau, qui va encore à 1.500 km/h. 

A environ 11km d’altitude, à un moment opportun calculé en fonction de la distance restante jusqu’au lieu d’atterrissage, un immense parachute supersonique de 21 mètres de diamètre, situé dans le bouclier arrière, est déployé. 

Celui-ci ralentit le vaisseau jusqu’à environ 300 km/h. 

-9km: bouclier thermique largué-

20 secondes après l’ouverture du parachute, le bouclier thermique est largué: le rover qu’il protégeait se retrouve pour la première fois exposé à l’atmosphère martienne. 

Une toute nouvelle technologie, appelée « Terrain Relative Navigation » (TRN), entre en jeu: les images enregistrées en direct par les caméras du vaisseau sont comparées à des cartes enregistrées dans son système, où sont pré-définies les zones dangereuses à éviter. En tenant compte de ces données, le vaisseau décide du lieu final d’atterrissage.

-2km: phase rétro-propulsée-

A environ 2km d’altitude, le bouclier arrière –et son parachute– sont largués. 

Le rover n’est plus rattaché qu’à l’étage de descente, équipé de huit moteurs pointés vers le bas, qui s’allument pour finir de le ralentir. Après avoir effectué une manoeuvre pour s’éloigner du parachute, le rover finit par descendre à la verticale, pile au-dessus de son site d’atterrissage.

-20m: séparation du rover-

A environ 20m du sol, il a atteint la vitesse de 2,7km/h, soit plus lente que celle à laquelle un homme marche. Le rover descend alors le long de câbles grâce à un système de poulies, durant une dernière quinzaine de secondes (étape appelée « skycrane »). 

Le véhicule déploie ses roues à ce moment. Lorsque ces dernières sentent le sol, les suspentes sont coupées et l’étage de descente effectue une dernière poussée pour aller s’écraser le plus loin possible. 

A cause du délai de transmission entre la Terre et Mars, lorsque l’atterrissage sera confirmé par la Nasa, il aura en réalité eu lieu plusieurs minutes auparavant. 

Source : Orange avec NASA

La vie d’une petitite seconde sur la Terre pour l’homme

99,9% des espèces qui ont vécu sur terre ont aujourd’hui disparu

La terre est le berceau de l’humanité. L’homme y règne en maître absolu, sans que rien ne semble en mesure de l’arrêter. Pourtant la planète terre n’a pas attendu l’homme pour commencer son histoire.

Depuis que la vie est apparue la terre a hébergé d’innombrables espèces, qui s’y sont succédées pendant plus ou moins longtemps. Mais 99,9% des espèces qui ont vécu sur terre ont aujourd’hui disparu.  Certaines ont évolué  progressivement en d’autres espèces. D’autres se sont éteintes brutalement. En moyenne, leur passage sur terre ne dure que quelques millions d’années.

Si l’histoire de la terre s’écrivait dans un livre de mille pages, la vie y apparaitrait vers la page 185. Cette vie ne serait représentée que par des cellules simples pendant plus de 700 pages. Jusqu’à l’explosion de l’espèce multicellulaire, des pages 870 à 880. La sortie des eaux ne se rencontrait qu’à la page 916.

Au cours de cette constante transformation, la planète a également subi 5 crises majeures dont une, il y a 250 millions d’années, au cours de laquelle la vie sur terre a failli disparaitre. Cette extinction de masse a entraine la disparation de  70% des espèces terrestres et 96% des espèces marines. La planète a mis près de 10 millions d’années à s’en remettre et à reprendre danse de l’évolution, avec ses disparitions, et ses nouveaux arrivants comme cette fois-la les dinosaures à la page 960 de l’histoire de la terre.

 À la fin du livre, l’histoire entière d’Homo sapiens depuis son apparition jusqu’à aujourd’hui, ne ferait l’objet que d’une poignée des lignes, tout en bas de la toute dernière page. Sa présence sur terre ne représente donc que 0,004% de sa très longue histoire. L’Homme n’existe pas depuis bien longtemps, mais il n’est pas pour autant plus évoluer.

 Toutes les espèces sont au sommet de l’évolution, et toutes sont parfaitement adaptées a leur environnement naturel, du Bernacle, fermement ancre sur sa baleine… jusqu’au minuscule Dik-Dik d’apparence si fragile mais qui survit aux attaques répétées des aigles, pythons et lions depuis des temps immémoriaux.

Rien n’indique que l’espèce humaine devrait être éternelle. Ni même qu’elle mettra plus longtemps que les autres a disparaitre.Le plus probable est que son passage sur la terre ne représente  qu’un battement de cil a l’échelle de l’histoire de sa planète.

Une durée dérisoire.  Presque… insignifiante ?

Une vie unique sur une seule planète

La seule planète qui abrite des êtres vivants, la terre est une oasis de vie au milieu du grand désert cosmique 

Les humains habitent une planète a leur image : spéciale, unique, parfaite. La seule planète qui abrite des êtres vivants, la terre est une oasis de vie au milieu du grand désert cosmique . Mais est-elle vraiment si exceptionnelle ?


L’Homme n’a en fait qu’une vision très flou de l’univers dans lequel il évolue .  A son échelle est tellement vaste et vide,  qu’il a appelé faute de mieux,  ‘’Espace’’.  Loin d’être désert cet espace regorge d’une multitude de planètes,  aussi diverses que variées.
Puisqu’il y a en moyenne une planète par étoile dans l’univers, il y a probablement plus de 100 milliards de planètes rien que dans la voie Lactée, et autant dans chacune des centaines de milliards d’autres galaxies.


Avec une telle profusion de planètes, comment la vie n’aurait-elle pu évoluer qu’une unique fois ? Même avec des probabilités d’apparition ridiculement faibles, l’univers pullule probablement de vie. D’autant que cet univers se transforme continuellement.

Chaque jour, 275 millions d’étoiles donc de planètes, naissent.  Autant arrivent en fin de vie, et toutes sont en mouvement constant. L’homme ne peut même identifier sa propre position, qui n’est pas fixe. A commencer par l’orbite de la terre, fonçant autour de son soleil a une vitesse de 100 000 km/h, et dont l’Humain n’a même pas conscience. Pas plus qu’il ne perçoit que son système solaire entier se propulse dans sa galaxie plus rapidement encore. Et pour finir, sa galaxie comme toutes les autres, est elle-même en mouvement. Et se rue vers la galaxie la plus proche, Andromède a la vitesse de 720 000 km/h.


L’homme, si supérieur semble bel et bien perdu dans un océan cosmique en perpétuel mouvement. Dans cet univers démesure, affirmer qu’il n’a pas de vie ne revient-il pas à prolonger un verre dans l’océan et conclure qu’il n’abrite pas de poissons ?


Au final, les humains n’ont pas la moindre idée de leur place dans l’univers. Sont il seuls ou simplement insignifiant ?

L’Univers, l’infime et l’infini

Ce que l’on voit actuellement, ce ne sont pas des étoiles mais des milliers de galaxies.

Depuis toujours, l’être humain sait qu’il tient une place spéciale dans l’univers. Centre du monde, joyau de l’évolution il a levé les yeux vers le ciel . Et puis, il s’est mis à explorer.  Lhomme a découvert qu’il habitait une planète parmi d’autres dans le système solaire, un petit point bleu en rotation autour de son étoile.

L’univers foisonne d’astres plus notables que le soleil, étincelle anonyme au pied des hiérarchies stellaires.

Une planète finalement de taille banale, orbitant autour d’une étoile plutôt blême, que les humais ont même classée comme une naine jaune. Une taille ridicule à côtes des très nombreuses géantes et super géantes.

Prenez la grandiose Eta carinais par exemple, une étoile un million de fois plus lumineuse que le soleil., Ou bien la majestueuse Uy scuti 5 milliards de fois plus volumineuse.

Pour mesurer les distances immenses entre ces étoiles, l’homme a dû inventer une unité de longueur spéciale, celle parcourue pendant un an par une particule de lumière, 10 000 milliards de kilomètres .Une année lumière est donc à un kilomètre, ce qu’un kilomètre est à la taille d’un virus .Et l’univers mesure 80 milliards d’années-lumière.

Les étoiles sont incroyablement nombreuses. Une seule galaxie contient entre 100 et 400 milliards d’étoiles. ET les galaxies elles mêmes sont innombrables. Ce que l’on voit actuellement, ce ne sont pas des étoiles mais des milliers de galaxies. Pour l’ensemble de l’univers visible, cela représente au total 400 sextillions d’étoiles. Un nombre tellement important que l’être humais peine à le concevoir. Pourtant ce n’est pas si dur : il y a autant d’étoiles dans l’univers observables que de gouttes d’eau dans tous  les océans de sa planète Terre, ou de grains de sable sur toutes ses plages et ses déserts. Mais cette immensité ne représente elle-même que l’univers observable, cette zone au delà de laquelle les télescopes humains ne peuvent voir, une toute petite partie de l’univers réel.

L’Homme habite la banlieue lointaine d’une galaxie anodine, perdue dans un univers si vaste qu’il ne peut même pas le concevoir dans son ensemble.

Face à ces échelles astronomiques, ne serait-il pas… insignifiant ?