Découverte d’un minuscule trou noir tout près de la Terre

Un tout petit trou noir, baptisé par Licorne, a été découvert par des scientifiques de l’université d’Ohio. Situé à 1500 années lumières de la Terre, c’est le plus petit jamais observé et le plus proche de notre planète.

Des scientifiques de l’université d’Ohio ont détecté une licorne. Pas un cheval blanc à tête de bouc et aux pieds fourchus, ni l’animal mignon et tendance à crinière multicolore qu’on retrouve dans les livres d’enfants. Non sérieusement, ils ont découvert un minuscule trou noir, baptisé Licorne, à 1500 années lumières de la Terre.

C’est le plus petit jamais observé et le plus proche de notre planète, selon les chercheurs dont les résultats ont été publiés dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

Le fait qu’il ne pèse « que » trois soleils fait également de lui l’un des plus petits trous noirs jamais débusqués. En effet, très peu de trous noirs si « légers » ont été observés dans l’univers, note l’université d’Ohio. Il pourrait également s’agir du « plus petit trou noir de la Voie Lactée jusqu’ici découvert », selon Tharindu Jayasinghe, doctorant à l’université d’Ohio et l’un des auteurs de l’étude.

Cet objet cosmique a été baptisé « Licorne », du nom de la constellation dans la quelle il se trouve.

Cette licorne déforme son étoile

Ce trou noir de petite taille n’a pas été vu directement par les instruments des astrophysiciens : sa présence a été déduite de l’attraction qu’il exerce sur une étoile géante rouge à proximité, lui infligeant une légère déformation.

En effet, les scientifiques ont focalisé sur une étoile dont il était proche, appelée V 7232 Mon et qui paraissait changer régulièrement en luminosité mais aussi… se déformer ! Cela voulait dire pour les chercheurs qu’un objet non loin d’elle avait une influence sur l’étoile. En analysant les images transmises par le télescope TESS de la Nasa, les astronomes ont pu constater que cette déformation ne pouvait être due qu’à un trou noir.

Contrairement à de nombreux trous noirs qui avalent les étoiles environnantes, cette licorne est bien moins gloutonne, se contentant – pour l’heure – de déformer sa voisine.

Grâce aux observations réalisées près de V 7232 Mon, les scientifiques comptent désormais détecter d’autres mini trous noirs. Chaque découverte comme celle-ci leur permet de mieux comprendre la formation et la mort des étoiles dans notre univers.

# le Dauphiné

Le réchauffement climatique modifie l’axe de rotation de notre Planète

L’axe de rotation de la Terre n’est pas fixe. Cela se manifeste par un déplacement de la position des pôles. Un mouvement suivi depuis quelque temps déjà par les scientifiques. Aujourd’hui, ils soulignent que le réchauffement climatique anthropique et plus largement, les activités humaines, ont accéléré ce mouvement naturel de manière notable.

L’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre par rapport au plan de l’écliptique n’est pas constante. Les scientifiques tentent encore de comprendre quels sont exactement les phénomènes à l’origine de cette variation. Mais la façon dont l’eau se distribue à la surface de notre planète semble être un facteur important. Et aujourd’hui, des chercheurs de l’Académie des sciences chinoise nous apprennent que la fonte des glaciers dû au réchauffement climatique anthropique en cours a suffisamment redistribué les eaux pour accélérer le déplacement du pôle nord, le faisant basculer du sud vers l’est au milieu des années 1990.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont calculé la perte totale en eau stockée sur les terres dans les années 1990. Ils se sont appuyés sur des données de fonte des glaciers et des estimations du pompage des eaux souterraines. Et les pertes d’eau des régions polaires font figure de principal moteur de la dérive polaire. Une dérive dont la vitesse moyenne entre 1995 et 2020 est environ 17 fois supérieure à celle de la période 1981-1995.

L’impact étonnant des activités humaines sur la Terre

La fonte de plus en plus rapide de la glace avec le réchauffement climatique ne peut toutefois pas expliquer la totalité de la dérive. Même si les chercheurs n’ont pas poussé leur analyse jusqu’à là, ils estiment que l’écart restant pourrait résulter de perturbations dans les régions non polaires. En raison, notamment, du pompage non durable des eaux souterraines pour l’agriculture.

Des résultats qui montrent, selon les chercheurs, à quel point les activités humaines peuvent avoir un impact sur notre Terre. Allant jusqu’à déplacer son axe de rotation. Sans réel effet sur notre vie quotidienne malgré tout. Puisque l’opération ne pourrait, tout au plus, faire évoluer la durée de nos journées que de seulement quelques millisecondes.

Notre planète n’est pas tout à fait sphérique. Et son axe de rotation — qui relie le pôle nord au pôle sud en passant par le centre de la Terre — a tendance à osciller et à dériver petit à petit. Il dérive de 10 centimètres par an, c’est-à-dire de quelque 10 mètres au cours du seul XXe siècle. Des chercheurs de la Nasa (États-Unis) ont souhaité étudier le phénomène. Forts de données d’observation et de modèles puissants, ils ont identifié trois processus qui pourraient l’expliquer.

Le rebond glaciaire, déjà incriminé par des études antérieures, est le plus connu d’entre eux. Les glaciers ont tendance à enfoncer la surface de la Terre (un peu comme lorsqu’une personne s’installe sur un matelas). Au moment de la fonte des glaces, celle-ci remonte peu à peu. Mais, selon les chercheurs de la Nasa, ce phénomène ne pourrait pas expliquer plus d’un tiers des dérives de rotation observées.

Des causes naturelles et une cause anthropique

La convection du manteau terrestre interviendrait également pour un tiers. Ainsi, sous l’effet de la chaleur émise par le noyau de la Terre, des roches subissent un schéma de circulation verticale. De quoi redistribuer les masses et perturber la rotation de notre planète.

Le dernier processus mis en cause est quant à lui imputable à l’Homme. Il s’agit en effet de la fonte des glaces du Groenland résultant du réchauffement climatique. Pas moins de 7.500 gigatonnes auraient en effet été transférées vers les océans, responsables d’une élévation du niveau de la mer… et d’une dérive de l’axe de rotation de notre planète.

Super Lune rose : ce qu’il faut savoir sur ce phénomène attendu dans la nuit d’aujourd’hui et demain

Dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 avril, la Lune sera plus proche de la Terre que toutes les autres nuits de l’année, ce qui la fera apparaître plus grande que d’habitude.

Ce phénomène ne se produit qu’une à deux fois par an. Mais pourquoi parle-t-on de « super lune » ? Sera-t-elle vraiment rose ? Que faut-il savoir pour bien en profiter ?

Pourquoi parle-t-on de « super lune » ? 

Cet alignement de la Terre, de la Lune et du Soleil est un phénomène astrologique qui doit son nom de « Supermoon » en anglais (super-lune) à l’astrologue américain Richard Nolle qui l’a nommé ainsi en 1979. Depuis le terme est resté, il est notamment repris par la Nasa.

En fait, la lune nous paraîtra plus grande que d’habitude car elle sera plus proche de la Terre. « La distance moyenne entre la Terre et la Lune est de 384 000 km, explique Gilles Dawidowicz, secrétaire général de la Société astronomique de France. La distance minimale de 356 000 km a été atteinte en 2016, un record depuis 1948 et qui ne se reproduira pas avant 2034 ».

La super-lune de 2016 était 30 % plus lumineuse qu’à l’accoutumée. « Là, ce sera moins exceptionnel mais c’est toujours un joli spectacle », prévient le spécialiste. 

À l’œil nu, c’est assez difficile de voir une différence de taille entre une pleine lune et une super lune. Si on mettait deux photos côte à côte, ce serait comme si on avait un citron vert d’un côté et un citron jaune de l’autre.Gilles Dawidowicz

Sera-t-elle vraiment rose ? 

Non, la lune ne sera pas rose

Inutile de chercher la Lune dans l’espoir de la voir prendre une teinte rosée aujourd’hui : elle n’aura pas changé de couleur. L’expression « Lune rose » n’a pas de valeur scientifique.

Il s’agit d’un empreint à une tradition culturelle nord-américaine, vraisemblablement issue des Amérindiens. Des noms de lune étaient appliqués chaque mois lunaire (et non pas au seul jour de la pleine Lune), commençant soit par une nouvelle Lune, soit par une pleine Lune. Depuis les années 1930, ces noms attribués à la Lune ont été repris dans The Old Farmer’s Almanac (« L’Almanach du vieux fermier »), un périodique américain publié depuis le 18è siècle, populaire pour ses prévisions météorologiques ou ses recettes de cuisine. Pour le mois d’avril, l’almanach utilise le surnom de « pleine Lune rose » (qui a été inspiré par la floraison printanière de la plante Phlox subulata).

La Nasa reprend régulièrement ces surnoms dans ses communications officielles, ce qui peut contribuer à entretenir une certaine confusion entre cette tradition culturelle et la réalité scientifique. Le 20 avril, l’agence spatiale a par exemple titré « La prochaine pleine Lune est une ‘Superlune’ rose », pour parler de la pleine Lune du 27 avril.

Comment bien l’observer ? 

Pour s’en mettre plein les mirettes, mieux vaut guetter le coucher ou le lever du Soleil. L’atmosphère terrestre crée un effet loupe sur notre vision de la Lune, idéal pour faire de jolies photos. 

Et pour une observation plus précise, il est conseillé de se doter d’une lunette ou d’un télescope, « un spectacle sans danger », certifie Gilles Dawidowicz.

Mais pour ce dernier, rien ne vaut une éclipse pour un émerveillement total. Notez bien la date : la prochaine éclipse de lune aura lieu le 19 novembre 2021.

Le mystère du « premier ordinateur », vieux de 2 000 ans, enfin percé à jour ?

Une partie du mécanisme d'Anticythère a été exposée au musée archéologique d'Athènes en 2014.
Une partie du mécanisme d’Anticythère a été exposée au musée archéologique d’Athènes en 2014.

Cela fait plus d’un siècle que les chercheurs du monde entier s’interrogent sur le mécanisme d’Anticythère. Cette machine, découverte par des plongeurs en 1901, est considérée depuis comme le premier ordinateur analogique au monde, conçu il y a? 2 000 ans. Aujourd’hui, des scientifiques de la London’s Global University (UCL), reconnue mondialement pour son excellence académique, pensent avoir résolu le mystère de cet objet de calcul précurseur. Enfin, en partie. Ils ont commencé à construire une réplique de l’appareil avec les moyens modernes, avant de faire de même avec les techniques de l’Antiquité, révèle The Guardian vendredi 12 mars.

Cette calculatrice astronomique aurait été capable d’afficher le mouvement de l’Univers et de prédire le mouvement des cinq planètes connues à l’époque, mais aussi les phases de la Lune et les éclipses solaires et lunaires.

Du laiton, des roues dentées, des cadrans?

Découvert au milieu d’un trésor récupéré sur un navire marchand qui croupissait au large de l’île grecque d’Anticythère, ce supercalculateur est composé de fragments abîmés de laiton et de 30 roues dentées en bronze reliées à des cadrans et des pointeurs. Cependant, les deux tiers de la structure n’ont pas été retrouvés. Après des décennies de travaux universitaires, les scientifiques ont conclu que cette découverte était bien un chef-d’?uvre de l’ingénierie mécanique.

Source :le point

Quelle est la mission du robot Persévérance

Le rover persévérance de la Nasa, parti de Cap Canaveral le 30 juillet 2020 s’est posé sans encombre sur la planète rouge, jeudi 18 février, après avoir parcouru 480 millions de kilomètres. Une étape scientifique cruciale pour tenter de savoir si la vie a existé sur Mars

Le rover persévérance de la NASA qui s’est posé sur Mars jeudi

Le principal objectif poursuivi avec ce rover est la recherche de signes d’une possible vie passée microbienne sur Mars. Si ces prédécesseurs – Spirit, Opportunity et Curiosity – ont permis de démontrer que de l’eau liquide a coulé sur la Planète rouge et qu’elle a autrefois rempli les conditions nécessaires au développement de la vie, Perseverance tentera de déterminer si elle l’a réellement abritée.

Le rover collectera des échantillons de roche et de sol, les enfermera dans des tubes et les laissera à la surface de la planète pour un retour sur Terre d’ici 2031. En plus de l’étude de la géologie, les instruments de Perseverance vont permettre de tester diverses technologies, dans la perspective d’une future mission habitée par des humains sur Mars. Produire de l’oxygène à partir du dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère de la planète rouge fait notamment partie des expériences prévues. Cet oxygène pourrait être utilisé pour la respiration et le carburant.

Une vie unique sur une seule planète

La seule planète qui abrite des êtres vivants, la terre est une oasis de vie au milieu du grand désert cosmique 

Les humains habitent une planète a leur image : spéciale, unique, parfaite. La seule planète qui abrite des êtres vivants, la terre est une oasis de vie au milieu du grand désert cosmique . Mais est-elle vraiment si exceptionnelle ?


L’Homme n’a en fait qu’une vision très flou de l’univers dans lequel il évolue .  A son échelle est tellement vaste et vide,  qu’il a appelé faute de mieux,  ‘’Espace’’.  Loin d’être désert cet espace regorge d’une multitude de planètes,  aussi diverses que variées.
Puisqu’il y a en moyenne une planète par étoile dans l’univers, il y a probablement plus de 100 milliards de planètes rien que dans la voie Lactée, et autant dans chacune des centaines de milliards d’autres galaxies.


Avec une telle profusion de planètes, comment la vie n’aurait-elle pu évoluer qu’une unique fois ? Même avec des probabilités d’apparition ridiculement faibles, l’univers pullule probablement de vie. D’autant que cet univers se transforme continuellement.

Chaque jour, 275 millions d’étoiles donc de planètes, naissent.  Autant arrivent en fin de vie, et toutes sont en mouvement constant. L’homme ne peut même identifier sa propre position, qui n’est pas fixe. A commencer par l’orbite de la terre, fonçant autour de son soleil a une vitesse de 100 000 km/h, et dont l’Humain n’a même pas conscience. Pas plus qu’il ne perçoit que son système solaire entier se propulse dans sa galaxie plus rapidement encore. Et pour finir, sa galaxie comme toutes les autres, est elle-même en mouvement. Et se rue vers la galaxie la plus proche, Andromède a la vitesse de 720 000 km/h.


L’homme, si supérieur semble bel et bien perdu dans un océan cosmique en perpétuel mouvement. Dans cet univers démesure, affirmer qu’il n’a pas de vie ne revient-il pas à prolonger un verre dans l’océan et conclure qu’il n’abrite pas de poissons ?


Au final, les humains n’ont pas la moindre idée de leur place dans l’univers. Sont il seuls ou simplement insignifiant ?

L’Univers, l’infime et l’infini

Ce que l’on voit actuellement, ce ne sont pas des étoiles mais des milliers de galaxies.

Depuis toujours, l’être humain sait qu’il tient une place spéciale dans l’univers. Centre du monde, joyau de l’évolution il a levé les yeux vers le ciel . Et puis, il s’est mis à explorer.  Lhomme a découvert qu’il habitait une planète parmi d’autres dans le système solaire, un petit point bleu en rotation autour de son étoile.

L’univers foisonne d’astres plus notables que le soleil, étincelle anonyme au pied des hiérarchies stellaires.

Une planète finalement de taille banale, orbitant autour d’une étoile plutôt blême, que les humais ont même classée comme une naine jaune. Une taille ridicule à côtes des très nombreuses géantes et super géantes.

Prenez la grandiose Eta carinais par exemple, une étoile un million de fois plus lumineuse que le soleil., Ou bien la majestueuse Uy scuti 5 milliards de fois plus volumineuse.

Pour mesurer les distances immenses entre ces étoiles, l’homme a dû inventer une unité de longueur spéciale, celle parcourue pendant un an par une particule de lumière, 10 000 milliards de kilomètres .Une année lumière est donc à un kilomètre, ce qu’un kilomètre est à la taille d’un virus .Et l’univers mesure 80 milliards d’années-lumière.

Les étoiles sont incroyablement nombreuses. Une seule galaxie contient entre 100 et 400 milliards d’étoiles. ET les galaxies elles mêmes sont innombrables. Ce que l’on voit actuellement, ce ne sont pas des étoiles mais des milliers de galaxies. Pour l’ensemble de l’univers visible, cela représente au total 400 sextillions d’étoiles. Un nombre tellement important que l’être humais peine à le concevoir. Pourtant ce n’est pas si dur : il y a autant d’étoiles dans l’univers observables que de gouttes d’eau dans tous  les océans de sa planète Terre, ou de grains de sable sur toutes ses plages et ses déserts. Mais cette immensité ne représente elle-même que l’univers observable, cette zone au delà de laquelle les télescopes humains ne peuvent voir, une toute petite partie de l’univers réel.

L’Homme habite la banlieue lointaine d’une galaxie anodine, perdue dans un univers si vaste qu’il ne peut même pas le concevoir dans son ensemble.

Face à ces échelles astronomiques, ne serait-il pas… insignifiant ?

Lune bleue 2020 : Regardez une plaine lune bleue ce soir,un phénomène rare( le 31 octobre 2020)

Ce samedi 31 octobre 2020, date d’Halloween, le ciel sera propice à l’observation d’une pleine lune bleue. Pourquoi l’appelle-t-on ainsi et quelle est sa signification et symbolique spirituelle ?

Ce samedi 31 octobre 2020, le soir d’Halloween, il sera possible d’observer un phénomène rare qui ne s’est pas produit depuis 1944 : une pleine lune bleue. Contrairement à son appellation fascinante, la particularité de cette « lune bleue » ne réside pas dans sa couleur. En effet, à l’observation, une lune bleue est tout à fait similaire à une autre. Mais cette pleine lune du 31 octobre 2020 aura la particularité d’être la deuxième pleine lune du mois calendaire, la raison pour laquelle on la qualifie de lune bleue, et de tomber juste à temps pour notre traditionnelle fête des monstres, vampires et autres sorcières.

Cette année 2020 si particulière par ces temps de coronavirus compte ainsi 13 lunes au lieu de 12 (puisque deux pleines lunes se produisent au cours du même mois au lieu d’une) et ce mois d’octobre 2020 est l’unique mois de l’année à compter deux pleines lunes. La prochaine fois qu’une lune bleue d’Halloween apparaîtra dans le ciel ne se produira pas avant 19 ans, le 31 octobre 2039.

Lune bleue du 31 octobre 2020 : quelle est sa particularité ?

Si la lune bleue survient tous les deux ans et demi, phénomène qui s’explique lorsqu’une deuxième pleine lune est visible dans le même mois, il est beaucoup plus rare qu’elle apparaisse à Halloween. En effet, la dernière fois qu’une treizième pleine lune s’était glissée à la date de cette fête, visible pour tous les fuseaux horaires, c’était en 1944, durant la Seconde Guerre mondiale. La prochaine lune bleue du 31 octobre n’aura d’ailleurs pas lieu avant 2039.

Qu’est-ce qu’une lune bleue ?

Une lune bleue n’est pas une lune de couleur bleue, mais signifie qu’au cours d’un même mois, deux pleines lunes apparaissent. En effet, cette année 2020, une première pleine lune est apparue le 1er octobre, et une seconde, la pleine lune bleue donc, apparaît ce 31 octobre. On n’observe habituellement qu’une seule pleine lune dans le mois, le cycle lunaire étant de 28 jours. Exceptionnellement, l’année 2020 a compté 13 lunes au lieu de 12. En règle générale, on aperçoit une seule Lune Bleue tous les 2,7 ans. La dernière lune bleue a eu lieu le 31 mars 2018.

A quelle heure pourra-t-on observer la Lune bleue du 31 octobre 2020 ?

La lune bleue sera visible dans le monde entier à des heures différentes : « La lune est toujours pleine pour tout le monde, mais elle bouge. Ça prend 12 heures pour qu’elle passe d’un hémisphère à l’autre. Ça signifie sans doute qu’elle se lèvera assez tôt pour avoir le temps d’être pleine partout sur la planète au cours de la même journée » a précisé le président de la Corporation d’astronomie de Val-Bélair à Radio Canada. 

Quelle est la symbolique d’une lune bleue ?

Tous les deux à trois ans, l’année comprend 13 pleines lunes au lieu de 12. La super lune bleue est donc associée au chiffre 13. Des croyances du Moyen-Âge associent ces années à 13 pleines lunes à des catastrophes naturelles mais les jardiniers évoquent plutôt des années particulièrement pluvieuses peu propices aux récoltes.

Qu’est-ce qu’une lune bleue de sang ?

La dernière Super lune bleue a eu lieu le 31 janvier 2018. La conjonction des phénomènes, super lune bleue et super lune de sang, ne s’était pas produite depuis le 31 mars 1866 et la prochaine n’aura pas lieu avant le 31 janvier 2037. Pour comprendre ce phénomène de Super lune bleue de sang, lisez le paragraphe ci-dessous :

Qu’est-ce qu’une Super Lune de sang ?

Si les éclipse lunaires peuvent survenir plusieurs fois par an, la conjonction des deux phénomènes (Super Lune et éclipse totale) est rare et donne lieu à ce que l’on appelle une lune de sang. Il y a plusieurs siècles, les « lunes de sang » étaient perçues comme l’annonce de grandes catastrophes. Aujourd’hui, on sait que cette couleur est due à la projection de la lumière du soleil. Pendant l’éclipse de lune, il est possible de « voir les reflets sur la surface lunaire de tous les levers et couchers de soleil sur la Terre », un phénomène qui résulte d' »un alignement rare de ces trois cycles astronomiques », a souligné au Point le professeur Jason Aufdenberg de l’université d’aéronautique d’Embry-Riddle en Floride.

Les 3 découvertes sur Pluton

Longtemps considérée comme la 9e planète du Système solaire, Pluton a été reclassée en 2006 comme une planète naine parmi d’autres. Ce qui n’empêche pas les planétologues de continuer à l’étudier… et à faire des découvertes étonnantes sur son origine et son évolution.

1.À sa naissance, Pluton était chaude

La planète naine n’aurait pas toujours été gelée, et elle hébergerait même un océan liquide sous son épaisse couche de glace.

2.Ses lunes viendraient de Charon

Cinq lunes orbitant autour de Pluton:1.Styx 2. Nix 3. Kerbéros 4.Hydre 5. la plus grande, Charon

3.Son atmosphere est en train de disparaitre

Selon des astronomes japonais, la pression atmosphérique de Pluton semble avoir chuté de plus de 20% depuis 2016

Un homme et une femme sur la Lune en 2024

L’équipage qui ira sur la Lune en 2024 pour cette mission américaine de la Nasa sera composé d’un homme et d’une femme. L’alunisseur a lui seul coûtera 16 milliards de dollars.

 Le Congrès américain va devoir débloquer rapidement une première enveloppe de 3,2 milliards pour l’alunisseur d’ici Noël pour atteindre l’objectif Lune en 2024.
Le Congrès américain va devoir débloquer rapidement une première enveloppe de 3,2 milliards pour l’alunisseur d’ici Noël pour atteindre l’objectif Lune en 2024.  

Le compte à rebours vient d’être donné par la Nasa. Un peu d’anticipation : nous sommes en 2024, ce jour-là, un peu comme le 21 juillet 1969 quand Neil Armstrong a posé le premier le pied dans ce nouveau monde, sans doute serons-nous nombreux sur notre bonne vieille planète à avoir les yeux rivés vers le ciel …

Un équipage, une femme et un homme, devrait se poser au pôle sud du satellite de la Terre et non sur les anciens sites d’atterrissage d’Apollo entre 1969 et 1972 qui se situaient plutôt à l’équateur.null

« Nous retournons sur la Lune à la recherche de découvertes scientifiques, d’avantages économiques et d’inspiration pour une nouvelle génération d’explorateurs. Alors que nous construisons une présence durable, nous créons également un élan vers ces premiers pas humains sur la planète rouge », a lancé Jim Bridenstine, l’administrateur de la Nasa.

Pour autant, la Nasa va devoir avoir les pieds sur terre car les défis financiers et technologiques qui s’annoncent pourraient facilement remettre en cause ce programme dans les années à venir.

Pour être certain que l’on retombe bien dans la réalité, le premier challenge va être financier. Pour la Nasa, les « risques politiques » sont souvent plus dangereux que les risques techniques.

16 milliards pour l’alunisseur

En son temps, Barack Obama avait annulé le programme Constellation d’exploration de Mars même si son prédécesseur avait engagé plusieurs milliards de dollars de dépenses… Là, il ne faut pas oublier que le retour sur la Lune des Etats-Unis est une volonté de Donald Trump.

Les élections présidentielles à venir vont-elles rebattre les cartes de ces missions. Or pour la Nasa, cet objectif Lune pour 2024 se chiffre à 28 milliards de dollars sur les cinq prochaines années dont 16 milliards rien que pour l’alunisseur.

C’est donc l’un des premiers dossiers qui sera à l’ordre du jour du Congrès qui va être renouvelé le 3 novembre. « Si le Congrès vote les premiers 3,2 milliards pour l’alunisseur d’ici Noël, nous serons toujours dans les clous pour un alunissage en 2024 », a expliqué Jim Bridenstine, lundi, lors d’une conférence de presse.

D’autres éléments peuvent aussi gripper la machine. En mars avec le coronavirus, la Nasa a été contrainte de mettre le pied sur la pédale de frein dans son programme.null

Au-delà de cette question d’argent, le défi sera surtout technologique et va se faire pas à pas.

Trois projets sont en concurrence pour ce véhicule d’alunissage. Le premier est développé par Blue Origin, fondée par le patron d’Amazon Jeff Bezos, en partenariat avec Lockheed Martin, Northrop Grumman et Draper.

Un séjour d’une semaine sur la Lune

Les deux autres projets sont développés par SpaceX, fondée par Elon Musk, et par la société Dynetics. Une première sélection aura lieu début 2021, selon la Nasa.

Se pose aussi la question du lanceur. Le premier vol, Artémis 1, prévu en novembre 2021, se fera sans astronaute à bord. La nouvelle fusée géante SLS, actuellement en phase de tests, s’envolera pour la première fois, avec la capsule Orion à son sommet. En 2023, Artémis 2 devrait embarquer des astronautes autour de la Lune mais il ne sera pas encore question de se poser.

Enfin, c’est Artémis 3 qui enverra l’équipage pour ce séjour lunaire d’une semaine qui sera ponctué par deux à cinq « activités extravéhiculaires ».

Dès lors la Nasa envisage d’envoyer régulièrement des hommes et d’installer une station permanente. « Pendant les années Apollo, on pensait que la Lune était complètement sèche », a expliqué Jim Bridenstine en ajoutant : « aujourd’hui on sait qu’il y a beaucoup de glace d’eau, au pôle Sud. »

Des combinaisons plus flexibles

Pendant toute cette préparation, la Nasa devrait envoyer des engins robotisés sur place pour en quelque sorte « défricher » le terrain avant l’arrivée des astronautes avec un premier module « d’habitation » ou des instruments scientifiques permettant de réaliser les premières expériences.

« Au fil du temps, l’avant-poste évoluera, avec de nouveaux modules ajoutés par des partenaires internationaux, permettant aux membres d’équipage de mener des missions lunaires de plus en plus longues », prévient la Nasa. Les astronautes qui devraient être équipés de combinaisons spatiales qui permettent « une plus grande flexibilité et un plus grand mouvement » par rapport à celles de leurs prédécesseurs Apollo, pourront collecter plus facilement des échantillons sur le sol lunaire même si l’objectif avoué est de pouvoir extraire de l’eau.